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Vendredi 17 juin 2005
La jeunesse, la relève de notre société de demain, fait face à plusieurs difficultés pouvant empêcher son intégration, son développement, son épanouissement et son bien-être psychologique, éléments indispensables à l‘équilibre et facteurs non négligeables à la réussite scolaire et sociale.
Il convient de constater de nos jours que ces difficultés, à savoir: la violence, la pression et l’éclatement de la famille, le changement de milieu, les traumatismes, la course à la réussite scolaire, le stress, le suicide, les relations interpersonnelles difficiles, la dépression, l’anxiété, l’isolement, l’alcoolisme et toxicomanies, la dépendance aux jeux et bien d‘autres encore sont de plus en plus présentes auprès des adolescents âgés entre 10 et 24 ans.

Pour les jeunes immigrants et des communautés culturelles, les difficultés se veulent bidimentionnelles dans bien des cas. En effet, en sus des difficultés décrites plus haut, les nouveaux arrivants au Québec ou les jeunes nés des parents immigrants sont confrontés à d’autres réalités comme la difficulté à concilier la culture prônée à la maison et celle véhiculée dans la société, le changement de pays, de culture et de système scolaire.

Un autre constat amer qu’il conviendra de souligner est que plusieurs jeunes n'osent pas demander de l'aide lorsqu’ils vivent des difficultés. Il est donc important de les approcher directement pour répondre à leur besoin.

Pendant l’adolescence, certains jeunes affichent ou adoptent, parfois de façon définitive, des comportements qui contribueront ou nuiront à leur bien-être à l'âge adulte. L’acquisition des aptitudes déterminant la réussite ou l’échec scolaire et professionnel se fait également à cette période. Quand l’aide et le soutien ne leur sont pas accordés à temps, les jeunes empruntent des fois diverses voies pour essayer de surmonter les difficultés ainsi rencontrées. Ainsi pouvons-nous citer : le décrochage scolaire, les gangs de rue, la délinquance juvénile, les drogues, la dépression, les troubles alimentaires, le suicide, et bien d’autres.

Dès lors, le défi à relever sera de trouver des moyens d’identifier et d’aider les jeunes qui souffrent en silence avant que leur avenir voire leur vie ne soient totalement bouleversés. En effet, les parents, les amis et les enseignants ne reconnaissent pas toujours les premiers signes de détresse.
Par C. Olga Kadima
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